L’église Saint-Blaise fait partie du patrimoine de Saint-Maximin !




 
Remontant au XIe siècle, à la période romane, elle a été en partie reconstruite en 1834 et réorientée (l’autel se trouve désormais dans un nouveau chœur situé à l’Ouest de l’édifice).
 
La façade avant est de style néo-roman et comprend un tympan représentant saint Blaise de Sébaste.
Cinq objets mobiliers ont fait l’objet d’un classement patrimonial :
  • L’orgue de tribune
  • La partie instrumentale de l’orgue de tribune ;
  • La bannière de procession « Saint Blaise et saint Joseph » ;
  • Le tableau et son cadre « La Cananéenne aux pieds du Christ » ;
  • Le tableau et son cadre « Apparition de la Vierge à l’Enfant à saint Blaise ».
 
L’intérieur de l’église ne manque pas d’intérêt : une partie importante est en effet recouverte de peintures décoratives du plus bel effet.
L’histoire de l’église Saint-Blaise reste à écrire et c’est un beau projet pour la nouvelle commission Patrimoine de la commune.
 
 
L’orgue de Saint-Maximin
 
L’histoire de l’orgue de Saint-Maximin est encore mal connue par manque de documents d’archives. La tradition locale rapporte que cet instrument provenait d’Uzès.
On sait cependant qu’il fut remonté sur la tribune de l’église en 1853 par les facteurs Beaucourt & Voegeli et doté d’un buffet neuf avec tuyaux de façade en étain. Le reste de la tuyauterie sera restauré, probablement du XVIIe siècle, sans changements.
 
Des modifications sont apportées en ajoutant un jeu de prestant 4 pieds au soufflet. Les tuyaux de montre, au nombre de 26, sont polis et brunis. Ces travaux sont rémunérés par le Conseil de Fabrique le 2 janvier 1853.
 
Au fil du temps, l’instrument subit de nombreuses vicissitudes.
 
Dans les années 1950, il donnait encore quelques signes de vie.
 
En 1985, au cours d’un recensement des Monuments Historiques, son état déplorable est enfin mis à jour : à l’intérieur du buffet, les tuyaux tombent les uns sur les autres ; un certain nombre manquent à l’appel ; les bois sont vermoulus. Le verdict est sans appel : l’orgue est devenu muet.
 
En 1988, les Saint-Maximinois, désireux de le sauvegarder, fondent l’Association pour la Restauration et la Promotion de l’Orgue de Saint-Maximin du Gard (ARPO) et multiplient les démarches et concerts afin de faire revivre l’orgue.
 
En 1994, l’appel est entendu par M. J.-P. Decavele, Conseiller des Monuments Historiques, qui établit un projet chiffré pour la restauration de l’instrument.
 
Les travaux sont confiés en 1995 au facteur d’orgue Yves Cabourdin qui en termine la restauration complète quelques jours avant Noël 1995.
 
Cette restauration, réalisée grâce au concours du Ministère des Affaires Culturelles, de la Région, du Département, de la Municipalité et des donateurs de l’ARPO, permet aujourd’hui encore de faire jouer l’orgue, lors de cérémonies religieuses ou de concerts exceptionnels.
 
Informations provenant de la plaquette réalisée et éditée par l’ARPO (Saint-Maximin) (date inconnue).
 
 
Église ouverte en juillet et en août
 
Chaque mardi, à 8 h 30, le Père Frédéric Bastidon, curé de l’Ensemble paroissial d’Uzès et archiprêtre de la cathédrale Saint-Théodorit d’Uzès, vient célébrer la messe en l’église Saint-Blaise (en juillet et en août, il n’y aura cependant pas de célébration de messe).
 
L’église est donc ouverte à cette occasion mais aussi lors de funérailles.
 
C’est à l’initiative de Marie Vincent, Saint-Maximinoise, qu’un petit groupe d’habitants du village a imaginé, depuis 2023, d’ouvrir l’église durant les mois de juillet et d’août afin de permettre aux non-résidents, aux visiteurs et aux touristes de découvrir cet élément du patrimoine local.
 
Une petite équipe comprenant des catholiques, des orthodoxes et des passionnés du patrimoine local a été constituée afin d’assurer les permanences chaque mercredi, chaque samedi et chaque dimanche de 17 à 19 heures.
 
Ouverture exceptionnelle supplémentaire : le mardi 14 juillet 2026 de 17 à 20 heures.
 
C’est donc la quatrième année que l’église est ouverte durant les grandes vacances et l’on ne compte plus les visiteurs enthousiastes, venus parfois de très loin !
 
En pleine chaleur estivale, la fraîcheur de l’église engage à la visite, à la découverte mais aussi à la méditation ou à la prière.
 
Cette année, deux bannières de présentation de l’opération « Porte ouverte » seront placées dans le village.
 
Cette initiative est soutenue par l’Ensemble paroissial d’Uzès mais également par la commission Patrimoine de la commune de Saint-Maximin dont fait partie Yves Van Cranenbroeck.
 
 
Qui est saint Blaise de Sébaste, le protecteur de l’église ?
 
Le saint hiéromartyr Blaise de Sébaste fut évêque de la cité de Sébaste (au Nord-Est de la Cappadoce) au début du IVᵉ siècle, durant les dernières grandes persécutions contre les chrétiens.
 
Médecin avant son épiscopat, selon une tradition ancienne largement reçue en Orient, il unissait le soin des corps à celui des âmes, gagnant l'estime de tous par sa charité, sa douceur et son zèle pastoral. Lorsque la persécution s'intensifia sous le gouverneur Agricola, il se retira quelque temps dans une grotte des montagnes voisines, où il menait une vie de prière et d'ascèse. Les récits anciens rapportent que les animaux sauvages venaient à lui sans crainte et qu'il les bénissait, image de l'harmonie retrouvée entre la création et l'homme sanctifié.
 
Découvert par les soldats, Blaise fut arrêté et conduit devant le gouverneur. Malgré les promesses et les menaces, il confessa avec une inébranlable fermeté sa foi en Jésus-Christ. Durant son transfert, il accomplit plusieurs miracles, dont le plus célèbre est la guérison d'un enfant qui étouffait à cause d'une arête de poisson restée dans sa gorge. Ce prodige fit de lui, dans toute la tradition chrétienne, le protecteur des personnes souffrant de maladies de la gorge.
 
Soumis à de cruelles tortures, notamment avec des peignes de fer destinés à déchirer sa chair, il demeura fidèle jusqu'au bout à son Seigneur. Finalement décapité vers les années 316-320, il reçut la couronne du martyre. Très tôt honoré en Orient comme en Occident, saint Blaise demeure l'une des grandes figures épiscopales des premiers siècles, modèle du pasteur qui unit la compassion envers les souffrants, la fermeté dans la foi et le témoignage suprême rendu au Christ par le martyre.
Chromocomposition réalisée par Michel Romero Solvas.